© 2019 SAFARI CAMARGUE LABROUSSE | MENTIONS LEGALES | CONCEPTION SUD CREATIONS

  • Denis Labrousse

Les remparts d'Aigues Mortes

Les remparts d'Aigues-Mortes sont un enceinte de maçonnerie protégeant le centre-ville d'Aigues-Mortes, dans le Gard, en France. Construits entre 1272 et 1300 près de la tour de Constance, les remparts se déploient sur une longueur de 1 600 mètres. Ils sont notamment le souhait de Louis IX.

Ils sont particulièrement notables par leur hauteur et l'état de leur conservation. Ils constituent, avec la tour de Constance, un témoignage exceptionnel en Europe occidentale de l'architecture militaire en milieu marécageux aux xiiie et xive siècles.

Les remparts, le château et la tour de Constance sont classés aux monuments historiques depuis le 1er décembre 1903. Diverses parcelles attenantes sont également classées depuis les 19 juillet 1921, 28 juillet 1928, 14 octobre 1929 et 8 janvier 1964.


La Tour de Constance est érigée à partir de 1242 à Aigues-Mortes, par Saint Louis, sur l'ancien emplacement de la Tour Matafère, construite par Charlemagne vers 790, pour abriter la garnison du roi. Cette construction entre dans le cadre de la transformation d'Aigues-Mortes en un point stratégique avec un port ouvrant sur la Méditerranée. En effet, à cette époque, Marseille appartient à Charles Ier de Sicile, roi de Naples, Agde au Comte de Toulouse et Montpellier au roi d'Aragon.

Les travaux se terminent en 1254. Par deux fois, Aigues-Mortes fut le port de départ de Louis IX pour les Croisades : la septième croisade en 1248 et la huitième croisade en 1270 pour Tunis.


La Tour de Constance est érigée à partir de 1242 à Aigues-Mortes, par Saint Louis, sur l'ancien emplacement de la Tour Matafère, construite par Charlemagne vers 790, pour abriter la garnison du roi. Cette construction entre dans le cadre de la transformation d'Aigues-Mortes en un point stratégique avec un port ouvrant sur la Méditerranée. En effet, à cette époque, Marseille appartient à Charles Ier de Sicile, roi de Naples, Agde au Comte de Toulouse et Montpellier au roi d'Aragon.

Les travaux se terminent en 1254. Par deux fois, Aigues-Mortes fut le port de départ de Louis IX pour les Croisades.


Au début du xive siècle, Philippe le Bel utilisa le site fortifié pour y incarcérer les Templiers. Entre le 8 et le 11 novembre 1307, quarante-cinq d'entre eux furent mis à la question, reconnus coupables et retenus prisonniers dans la Tour de Constance.

Après la révocation de l'Édit de Nantes, le protestantisme fut interdit dans le Languedoc comme dans le reste de la France, et la tour de Constance servit de prison pour les femmes « hérétiques ». La plus connue d'entre elles, Marie Durand, sœur d'un pasteur clandestin, y fut détenue à l'âge de 19 ans et ne sera libérée que 38 ans plus tard : la septième croisade en 1248 et la huitième croisade en 1270 pour Tunis.


La tour a un diamètre de 22 m la hauteur, au sommet de la lanterne, est de 33 m. L'épaisseur des murs, à la base, est de 6 m et elle est ceinte par une douve.

Au rez-de-chaussée, on trouve la salle des gardes, avec son accès protégé par une herse. Au centre de la pièce, une ouverture circulaire permet d'accéder aux sous-sols qui servaient de garde-manger, de réserve à munitions et aussi de cachots. Ce lieu s'appelle les « culs-de-basse-fosse ».

Au premier étage, on accède à la salle des chevaliers. Elle ressemble, par sa structure, à la salle des gardes. C'est dans cette salle que furent emprisonnées au xviiie siècle des protestantes dont la plus connue est Marie Durand. On lui attribue la gravure sur la margelle du puits le mot REGISTER (résister). Ce mot est toujours visible de nos jours. Elle est emprisonnée à l'âge de 18 ans et libérée 38 ans plus tard, grâce aux efforts de M. de Canetta, lieutenant du roi à Aigues-Mortes, et du prince de Beauvau, gouverneur du Languedoc.

Le pont menant à la tour, de nuit.

Entre ces deux salles, un étroit chemin de ronde est construit dans l'épaisseur du mur pour surveiller la salle basse.

Après la salle des chevaliers, on accède à la terrasse qui offre un large panorama sur la région, représentant ainsi un poste de surveillance idéal. Les prisonnières y sont quelquefois autorisées à venir respirer l'air pur.

Sur la terrasse se dresse la tourelle, ancien phare qui guidait et surveillait les bateaux.

La tour est reliée au logis, lui-même fortifié, par un pont à trois arches.

La Tour de Constance fait l'objet d'un classement au titre des Monuments historiques depuis 1903.


https://fr.wikipedia.org/wiki/Tour_de_Constance

  • Facebook Safari Camargue Labrousse
  • Instagram Labrousse